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Marsillargues : le jour où les Marsillarguois sont devenus Bajans

 

Marsillargues : le jour où les Marsillarguois sont devenus Bajans La rue Jules-Guesde, anciennement rue de la Calade, est responsable de la folie des Marsillarguois.

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Après avoir présenté la nouvelle mascotte municipale et expliqué l'histoire de la vache rouge, il aurait été dommage de ne pas terminer ce voyage dans le passé sans évoquer la rue de la Calade.


Louis Fourmaud (1888-1944), majoral du Félibrige, a laissé de nombreux écrits racontant la vie des Marsillarguois notamment dans feu l'Echo du Vidourle. En septembre 1920, l'écrivain rapporte une histoire sous le titre « La calada de Marsihargue », un témoignage capital puisqu'il explique dans les détails l'histoire des Bajans.

Un diagnostic sans appel : C'est un bajan.

A l'époque, Marsillargues accueillait l'un des meilleurs médecins de la région, le docteur Casaquin. Un matin, le maire arrive au cabinet du mège Casaquin pour lui présenter un jeune homme « que dèu pas agudre toute soun idèia » (qui ne doit pas avoir toutes ses capacités intellectuelles). Il a été attrapé alors qu'il courrait comme un fou en criant qu'on lui avait volé son chapeau alors qu'il le portait sur sa tête, après avoir déclaré qu'on venait de le tuer, il a demandé à ce qu'on le laisse tranquille et qu'on ne lui parle plus. Le diagnostic du docteur est sans appel : « Es un 'bajan', pas fol en plen, soulamen i'a péta un parel de céucle... » (C'est un « bajan », pas fou en plein, seulement il a pété quelques plombs).

Mais les jours suivants, d'autres cas se déclarèrent et après enquête, il s'avéra qu'ils empruntaient tous la rue de la Calade et plus particulièrement un certain pavé. La mairie fit un appel d'offres pour refaire la rue mais, par peur de la contamination, aucun artisan ne répondit jusqu'à ce que le docteur assure qu'avec des gants il n'y avait aucun risque d'être touché.

Des gants pour se protéger du mal

Mais quelques temps après les travaux, de nouveaux bajans firent leur apparition. En effet, les pierres avaient certes été enlevées, mais pas changées, seulement replacées différemment... Le problème restait donc entier alors que les cas se multipliaient.

Le conseil municipal se réunit durant trois jours et décida que, finalement, le mal n'était pas si grave. La rue allait rester ainsi puisque les bajans, au fond, n'étaient pas si dangereux, seulement des doux-dingues, un peu « lestes ».

Aujourd'hui, la rue de la Calade existe toujours mais sous un nom différent, la rue Jules-Guesde. Les pierres ont été recouvertes de goudron donc le passant ne risque rien... enfin en théorie.

Bajanet ( Bajan)

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2014